Que l'amour aisément penche à la jalousie! - Qu'on croit tôt ce qu'on craint en ces perplexités, - Où les moindres soupçons passent pour vérités!

À lire aussi de Pierre Corneille

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! - \r\nN'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? - \r\nEt ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers - \r\nQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? - \r\nMon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire, - \r\nMon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, - \r\nTant de fois affermi le trône de son roi, - \r\nTrahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Soyons amis, Cinna, c'est moi qui t'en convie.
La curiosité souvent dans quelques âmes - Produit le même effet que produiraient des flammes.
Qui pardonne aisément invite à l'offense; - Punissons l'assassin, proscrivons les complices. - Mais quoi? toujours du sang, et toujours des supplices! - Ma cruauté se lasse, et ne peut s'arrêter; - Je veux me faire craindre, et ne fais qu'irriter.
Ah! quel âpre tourment! quels douloureux abois!
Toutes les citations de Pierre Corneille →

Dans la même œuvre

Vous n'êtes pas encore au point où je vous veux: - Et toute amitié meurt où naissent de vrais feux.
Qui ne peut rien prétendre a droit d'abandonner.
On néglige aisément un homme qui néglige.
Si j'ai feint pour toi quelques feux, - C'est à quoi plus rien ne m'oblige: - Quand on a l'effet de ses voeux, - Ce qu'on adorait se néglige.
J'avais peur d'en trop dire; et cruelle à moi-même, - Parce que j'aime trop, j'ai banni ce que j'aime.